Masterlist of CrissColfer/Klaine fics
darren nails
apleby_arrow
Since K_B will soon delete the author/artist tags, here's my masterlist.

Crisscolfer:

Taken
Five times Darren complimented Chris and one time Chris did the same
Quiet time
Lucky

Klaine:

Night of the hunter

Fall par Xie
klaine dance bw
apleby_arrow
Petit fluff écrit par Xie. Voici le lien de la vo: xie-xie-xie.insanejournal.com/154922.html
Bonne lecture!

Fall (Automne)


Je m'arrêtai et pris un triple latte avant d'aller au travail. Il y a bien des choses que même la caféine ne peut pas interrompre.

Quand j'entrai dans la salle de conférence, Ted et Cynthia étaient déjà là, ordinateurs allumés. J'avais à peine mon cul sur la chaise que Ted commença à parler.

"J'ai le rapport, et avant que nous commencions, aucun d'entre nous ne doit sauter du toit." Il nous tendit un petit dossier à chacun.

"Eh bien c'est bon," lui dis-je. "Surtout que nous ne sommes qu'à deux étages de haut. Juste assez pour casser tous les os de ton corps, pas assez pour mourir."

Ted acquiesça. "C'est noté."

Je n'ouvris pas le dossier, je soulevai juste un sourcil dans la direction de Cynthia. Elle mit calmement deux copies d'un dossier similaire sur la table.

La pièce était silencieuse pendant que nous feuilletions les rapports. Je scannai celui de Ted en premier, sentant la caféine dans mes veines combattre le soulagement qui m'envahissait quand les mots m'apparurent. Puis je lus plus attentivement et je regardai Ted. "Donc, théoriquement, l'économie entière des États-Unis s'est écroulée, trois de nos plus grands clients ont coupé leurs pubs à la racine, un d'eux a entièrement stoppé la pub, et pourtant, d'une certaine façon, nous allons toujours bien. J'ai bien compris?"

Ted acquiesça. "Théoriquement."

"Et comment on a fait ça, Theodore?"

Il haussa les épaules. "J'ai commencé à déplacer des fonds et à couper les dépenses plus tôt cette année, après que Bear Stearns se soit effondré. Nous n'avions rien dans la vente, rien lié directement à l'industrie immobilière et nous sommes très diversifiés. Nous n'avons pas de dettes et nous avons arrêté d'engager."

Cynthia continua, tapotant un doigt parfaitement manucuré sur son rapport. "Même si étant donné la baisse de travail, à présent nous sommes en sur-effectif."

Je parcourai son rapport; il incluait une recommandation de supprimer les responsables de comptes et environ un tiers du département d'art. Je sentis ma lèvre se rétracter en la regardant, et finalement je haussai les épaules. "Garde tout le monde jusqu'à la fin de l'année, et nous ré-évaluerons à ce moment là. Mais si quelqu'un part, ne le remplace pas."

Elle grogna. "Personne ne va partir. Où iraient-ils?"

J'acquiesçai. "Mais Cynthia?"

Elle me regarda.

"Fais les bosser."

Elle sourit et se leva. Ted et moi fîmes de même, mais je fis un geste vers lui pour qu'il attende que Cynthia ferme la porte derrière elle.

"Le fond de fac de Gus?"

Le visage de Ted s'adoucit et il me tapa à l'épaule. "Ne t'inquiète pas, Bri. J'ai tout investi dans la banque d'Iceland."

Je me frottai entre les yeux. "Theodore, ne fais pas de blague sur l'argent. Surtout pas mon argent."

Il rit. "Sérieusement, ne t'en fais pas. C'est en sécurité." Il hésita. "Personne ne peut prédire les crises, ou se préparer pour toutes les éventualités, mais tu es plus à l'abri que la plupart des gens."

Il avait raison, donc je hochai la tête et le laissai partir.

Cette nuit là, j'entrai dans le loft et m'arrêtai soudainement. L'odeur de nourriture préparée et la lumière et le bruit de quelqu'un dans la cuisine me frappèrent en même temps.

Justin me sourit d'où il était, remuant une casserole sur la cuisinière. "Hey."

J'enlevai mon manteau et l'étendis avec mon attaché-case sur la cuisinière. "D'où est-ce que tu sors?"

Il put à peine sortir les deux premiers mots de sa réponse quand j'eus ma bouche sur la sienne, l'embrassant, les mains accrochées à ses cheveux.

Il leva les yeux vers moi quand je m'écartais finalement, rougit et les yeux vitreux. "Salut."

Je lui souris. "On essaye encore une fois. Qu'est-ce que tu fais là?"

Il se souleva sur les orteils et m'embrassa, puis retourna à sa casserole. "C'est le premier jour d'automne."

Je jetai un œil dans sa direction. "On est mi-octobre. La dernière fois que j'ai vérifié, l'automne commençait en septembre. Même à Pittsburgh."

Il acquiesça. "Techniquement. Mais il a commencé à faire froid hier."

"Okay." Je savais qu'il y avait plus.

C'était le cas. "J'aime cuisiner quand le temps se refroidit."

"Tu as une cuisinière à New York."

Il fronça le nez. "Je peux pas cuisiner dans mon appartement. Ça attire les cafards."

Je frissonnai et céda. "Donc, quel exemple de haute cuisine as-tu préparé, et suis-je invité à diner?"

Je commençai à me diriger vers la chambre, décidant de me marier avec le thème automnal en mettant un sweat et un jean.

"Bœuf Bourguignon," appela-t-il après moi. "Et on a besoin de vin."

La plupart de mes vins étaient à la maison, vieillissant en accumulant de la poussière et augmentant de valeur, mais j'avais quelques bouteilles au loft. Après que je me sois changé, j'ouvris la bouteille de rouge pour qu'il puisse respirer, et m'appuyai sur le comptoir, le regardant cuisiner.

Il portait un sweat bleu marine et un jean délavé. Il avait besoin d'une coupe de cheveux et en voyant les cercles sombres sous ses yeux, je pensai qu'il avait probablement besoin d'une bonne nuit de sommeil, également.

Nous mangeâmes à la table, et je lui dis que c'était délicieux. C'était le cas. Le vin était moelleux, le pain à l'ail odorant et beurré et la salade croustillante. Je le regardai de manière spéculative au dessus du bord de mon verre, mais ne dis rien d'autre que, "Allons au lit."

C'était la bonne chose à faire. Il laissa les assiettes sur la table et me suivit dans la chambre. Je lui enlevai ses vêtements et parcouru son torsu nu de mes main, absorbant sa chaleur à travers mes paumes, goûtant le vin et l'ail sur ses lèvres.

Je me pressai à l'intérieur de lui, ses jambes autour de moi, et il me dit qu'il m'aimait, respirant contre mon oreille. Je ne me retirai pas après que nous soyions venu, je restais à le tenir, sans bouger.
Le matin, je me réveillai tôt. Je fis tranquillement la vaisselle et débarrassait tout, puis m'arrêtai à l'entrée, le regardant dormir. Il ne se réveilla pas quand je me douchai, ni même quand l'odeur de café envahit le loft.

J'étais devant mon ordinateur presque deux heures plus tard quand je l'entendis trébucher dans la salle de bain. Je levai les yeux quand il se traina vers le bureau, ne portant rien d'autre qu'un pantalon de survêtement maculé de peinture et des chaussettes.

"J'ai oublié de prendre un t-shirt propre."

Je l'embrassai, et sa peau était froide, donc je sortis un vieux sweatshirt et le regarda le passer au dessus de sa tête. Et je ne demandai toujours pas pourquoi il était vraiment ici.

Il but du café et sembla nerveux, donc je lui demandais s'il voulait voir sa mère, ou Daphné.

Il secoua la tête. "Je pensais qu'on pourrait aller à la maison."

C'était une surprise, mais je me contentai d'acquiescer. "Okay."

Donc nous y sommes allé. Les feuilles d'arbre bordant la route commençaient juste à jaunir, et notre pelouse était légèrement couverte par celles qui étaient déjà tombées. Plusieurs de nos voisins avaient des piles de citrouilles sur leur porche et l'ensemble donnait l'impression d'être à deux jours de voyage d'une carte postale de perfection automnale.

Je le laissai introduire le code de l'alarme puis pousser la porte pour nous deux. La maison était froide, et un peu sombre.

J'allumai le chauffage et des lumières pendant que Justin faisait le tour. Je pensais le trouver dans le studio, mais il était en haut dans notre chambre, assis sur le lit.

Le lit crissa un peu quand je m'assis à côté de lui. Je m'appuyai sur mes coudes, et contemplai sa nuque. "Donc... Nous y sommes." Je laissai ma voix trainer avec sceptisme.

Il se jeta en arrière, donc il fut allongé à côté de moi, mais ne me touchait pas. "J'ai été viré."

Je tournai la tête, et il me regardait. "Putain."

Il soupira. "Le magasine est en fermeture, et ils ont laissé tout le monde partir, juste comme ça."

"Tu sais que tu ne dois pas..."

Il frappa ma cuisse avec le dos de sa main. "La ferme. Je sais." Il se tourna sur le côté, me faisant face. "Je pensais, avec l'économie comme ça pour le moment, ce serait le bon moment de retourner à l'école. Obtenir mon master des Beaux-Arts."

Je ne souris pas, même si je le voulais. "Il y a de bonnes écoles d'arts à New York."

Il acquiesça. "Mais je pensais aller quelque part d'autre."

Ça avait été difficile, pendant une seconde, de respirer. Je m'étais habitué au truc de New York; mais l'avoir à, disons, Los Angeles à nouveau? Mais je repoussai cette pensée. "Où?"

Il prit une grande inspiration. "Je pensais à l'Institut des Beaux-Arts de Pittsburgh."

J'ouvris la bouche pour dire quelque chose, mais je m'arrêtai. "Le 'je pensais' était une stratégie rhétorique, je suppose?"

Il sourit. "Eh bien oui."

"Et tu t'es déjà complètement décidé. C'est ça?"

Il acquiesça joyeusement. "C'est ça."

"Et il n'y a rien que je puisse dire pour te faire changer d'avis." Je n'en avais pas fait une question. Si j'ai appris quelque chose ces huit dernières années, c'était certainement qu'essayer de distraire Justin Taylor d'un but ou d'une décision était généralement futile.

Il se pencha et m'embrassa. "Exactement."

Je secouai la tête. "Et New York?"

Il frotta ses lèves contre les miennes. Sa bouche était douce. "Est-ce que New York est en voie de disparition?"

Je ne répondis pas, mais continuai de le regarder.

Il se pencha et toucha mon front avec le sien. "Quand l'économie remontera..."

Je grognai.

Il rit. "Si l'économie remonte, New York sera toujours là." Il ne m'embrassa pas, ni ne dit rien de plus, il me regarda juste.

Je sentis mes lèvres se serrer. Nous avions parlé dernièrement d'avoir un appartement plus grand à New York, ensemble, et que je passe plus de temps là. Mais vu que l'économie s'enlisait de plus en plus dans la merde, un déménagement à New York devenait de moins en moins possible. "Il n'y a pas moyen avec les choses telles qu'elles sont à présent..."

Justin m'interrompit avec sa bouche, et puis bougea pour que son corps soit étendu au dessus du mien. Mes mains étaient aplaties sur le lit, et je pressai ma tête en arrière, étirant ma colonne vertébrale pendant que Justin couvrait ma mâchoire et ma gorge de baisers.

La lumière de l'après midi venait par la fenêtre, et je dû fermer les yeux à cause de ça. Je sentis son poids s'alléger et je me tournai en dessous de lui. Il baissa mon jean et l'enleva et je pressai mon visage dans le lit, si fort que des lumières rouges vinrent sous mes paupières et que chaque souffle était difficile et chaud.

Il n'y avait pas de séduction, pas de taquineries. Juste sa langue et ses doigts poussant à l'intérieur de moi, son pouce frottant contre ma prostate de l'extérieur. Je me cambrai sous son toucher, me mettant sur les genoux, tournant finalement mon visage sur le côté, haletant pour de l'air frais.

Sa queue se pressa contre mon trou, et il se glissa à l'intérieur, doucement, douloureusement. Je combattis pour ne pas me perdre là dedans (dans cette sensation), essayant de me souvenir de chaque poussée et frottement, du soleil frappant sur le lit, sa bouche chaude sur mon épaule. Mais à la fin il n'y avait plus rien d'autre que de la lumière et du feu, et le poids de Justin sur mon dos quand nous eûmes fini.

Nous avions dû nous endormir, parce que quand j'ouvris les yeux, Justin était toujours à moitié sur moi, et il faisait noir dehors. Je bougeai un peu, collant contre la couette.

Justin roula en s'écartant, et rit. "Tu peux expliquer ça à la femme de ménage."

Il frappa son épaule. "Tu peux l'enlever du lit et le jeter dans la machine à lessiver après que nous nous soyions douché."

Il grogna, mais quand je sortis de la salle de bain, il avait mis une couverture propre sur le duvet et mis les préservatifs et le lubrifiant à leur place dans la table de nuit. Je descendis et il se tenait dans la cuisine, fronçant les sourcils en direction du réfrigérateur. "Je voulais genre rester ici ce soir."

Je passai ma main à travers mes cheveux humides. "Ben, si j'avais su que tu venais..."

Il me sourit par dessus son épaule. "Je sais." Il ferma le réfrigérateur. "Sortons et allons manger."

Nous avons fini au diner, comme c'était prédit. Debbie jaillit sur lui, comme elle le faisait toujours, mais Justin ne lui dit pas qu'il se réinstallait ici. Je haussai un sourcil vers lui après qu'elle ait quitté la table.

Il haussa les épaules. "J'ai pensé que je devrais le dire à ma mère d'abord."

"Bien pensé." J'ajoutai du sucre à mon café. "Tu vas rester combien de temps?"

Il me regarda une seconde. "Je n'y ai pas pensé. Je dois donner 30 jours de préavis le premier du mois, donc on a du temps." Il sourit. "En supposant que tu peux passer deux jours à m'aider à déménager?"

"Comme louer un camion de déménagement, non. Mais comme rester là et superviser les déménageurs professionnels que je vais engager, bien sûr."

Justin rit. "Tenu."

Le jour suivant, il partit l'annoncer à sa maman pendant que j'essayais de comprendre les symboles cryptés que Cynthia avait mis sur mon calendrier professionnel. J'obtins finalement trois jours consécutifs de libres, et j'envoyai un e-mail à elle et Ted pour dire que je ne serai pas au bureau jusque jeudi.

C'était un peu étrange de prendre la Corvette et de rouler jusqu'à New York le lundi matin, à place de rejoindre la file de voiture qui se dirigeaient vers le centre ville. Justin avait voulu rouler, pas voler, et il mettait des cd's et papotait de sa discussion avec sa mère et en général il n'était pas vraiment différent de Gus.

Nous nous arrêtâmes pour prendre de l'essence et nous trouver un Starbucks, et même si il avait renversé du café sur ma veste en cuir, ça n'aurait pas pu ruiner ma bonne humeur.

J'allais être baisé si je laissais la Corvette quelque part près du building de Justin. J'étais resté là quelques fois quand je lui avais rendu visite, mais la plupart du temps il était heureux de s'échapper dans un hôtel quatre étoiles, et passer ses matinées à regarder la TV cablée en robe de chambre pendant que je convainquai quelques gros patrons de New York de tenter leur chance avec l'approche plus tranchante, plus agressive de Kinnetik pour leur publicité. Donc je nous enregistrai et nous prîmes un taxi vers son appartement.

Justin se tint dans la petite entrée qui servait aussi de cuisine. C'était vraiment un appartement d'une pièce, avec une sorte de renfoncement pour son lit, et rien de plus grand que la table de la cuisine de notre maison. C'était pourtant mieux que les différents endroits partagés qu'il avait avant, donc je ne me suis jamais plaint, enfin si par "jamais" vous entendez moins que ce que je me suis plaint pour les autres appartements.

Je me calai dans sa petite salle de bain, et quand je sortis, il se tenait à la fenêtre, touchant du doigt une peinture à moitié finie.

Je marchai derrière lui et regardai. "C'est sombre."

Il acquiesça. "Je n'avais pas réalisé avant de le voir maintenant." Il l'enleva du chevalet. "Je suis pas sûr que je vais le finir."

Je me contentai d'acquiescer. Justin revenait presque toujours aux peintures qu'il jetait. Apparemment certaines choses avaient plus besoin de temps que d'autres.

Les déménageurs arrivaient le lendemain, donc nous avons fouillé dans ses affaires, emballant ses peintures, ses fournitures d'art et ses vêtements, et on a laissé le reste pour eux.

J'ouvris l'armoire de la cuisine et six cafards fuirent la lumière. "Je suggère que tout dans la cuisine aille aux ordures."

Justin soupira. "Ouais, il y a quelques trucs de New York qui ne vont pas me manquer."

Je ris. "Il y a une chambre d'hôtel sans cafards avec nos noms inscrits dessus, si tu es prêt..." Je ne voulus pas le presser, mais il n'y avait même pas un espace libre pour s'asseoir.

Nous marchâmes jusqu'au coin, et je remontai mon col contre le vent froid. L'heure de pointe était passée, et c'était juste le trafic habituel de New York, des taxis conduits par des hommes avec des vœux morbides pour slalommer entre les voitures, les klaxons retentissants.

Quand nous fûmes à mi-chemin de l'hôtel, je me tournai vers lui. "Diner? Un club? Une pièce, un concert, un film qui ne passera à Pitts que dans six mois? Ou juste une soirée tranquille à la maison, mon cher?"

Il rit. "Douche, room service et discothèque."

Je le regardai avec approbation. "J'aime les hommes qui savent ce qu'ils veulent."

Il mit sa main sur ma cuisse. "C'est toujours ce que je fais."

Ses cheveux étaient tombés devant ses yeux, et je les repoussai d'une main. "Ouais. Je suppose."

New York avait les meilleurs clubs du monde, mais au final, c'était juste des endroits sombres avec de la musique forte. Je ne me préoccupai pas tellement d'où nous étions quand j'avais mes mains sur ses bras nus et en sueur, et qu'il bougeait ses hanches contre moi. Les lumières devinrent argentées et je l'embrassai, une fois sur la bouche, puis son front, puis de nouveau sa bouche. Je sentis ses doigts se serrer sur ma nuque.

Il était seulement deux heures quand nous sommes rentrés à l'hôtel, pas si tard pour New York mais cela avait été une longue journée. Il était endormi quand je finis dans la salle de bain, et je me glissai sous les couvertures, alignant mon torse contre son dos. J'essayai de ne pas m'endormir tout de suite, sentant juste la montée et descente de son torse contre mon bras. Mais la chose suivante que je sû, c'est que c'était le matin.

Les déménageurs ne venaient pas avant midi, donc nous avons pris un café et des bagels dans un endroit près de l'appartement de Justin. Je le regardai manger et je secouai la tête. "Tu sais, il y a assez de crème au fromage dans un repas pour bloquer tes artères pour toute la vie."

Il acquiesça en prenant une bouchée. "Je sais. Je suis sûr que je le regretterai un jour."

J'essuyai un peu ses lèvres avec mon doigt, puis je finis mon café.

Les déménageurs étaient présents moins d'une heure. C'est tout le temps que ça prit pour vider l'appartement. Justin vérifia l'armoire de médicaments dans la salle de bain pour la quatrième fois, et je l'agrippai finalement par les épaules et collai nos fronts ensemble. "Tu es prêt?"

Il laissa ses mains sur mes poignets pendant une minute, puis acquiesça contre mon visage. "Ouais. Allons-y."

Nous allâmes déjeuner avant de partir, à un endroit du Village où Justin m'obligeait toujours à l'emmener. Nous nous sommes promenés après avoir mangé et il me tira finalement d'une vitrine d'un magasin de chaussures de luxe, en riant. "Tu n'as pas besoin de plus de chaussures."

"Hey," objectai-je. "J'ai toujours besoin de plus de chaussures."

Nous avons coupé à travers le Washington Square Park, pensant que nous aurions plus de chance de trouver un taxi de l'autre côté. A mi-chemin pourtant, Justin arrêta de marcher et je le regardai.

"Je sais que je reviendrai," dit-il, presque fièrement. "Et la prochaine fois, nous emménagerons ensemble."

Il se mit sur la pointe des pieds et m'embrassa, les bras enroulés autour de mon cou. Je répondis à son baiser, ses lèvres ouvertes sous les miennes, nos langues s'enroulant dans nos bouches.

Je sentis le vent se lever, et les feuilles tombèrent des arbres sur nous. Nous rîmes tous les deux, et les enlevâmes de nos bras et nos cheveux.

Je passai mon bras sur ses épaules tandis que nous commencions à marcher vers le passage pour piétons. "Tu vois?" dis-je. "C'est l'automne ici aussi."

Fin.

Apleby Arrow, 2 mai 2010.

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